*Bienvenue*

*Bienvenue*
Bienvenue.

Vous voici sur le skyblog de la Seconde 9 du Lycée Jules Ferry de Cannes, nous avons décidé de créer ce skyblog pour vous présenter le projet auquel nous participons tous, c'est à dire le prix Goncourt des lycéens.
Cette aventure exceptionelle va être ici retranscrite par les élèves qui la vivent en direct.

Bonne visite et bonne découverte .... de la Seconde 9 et du prix Goncourt des lycéens.
# Posté le vendredi 29 septembre 2006 12:41
Modifié le dimanche 22 octobre 2006 07:53

*Liste des élèves*

*Liste des élèves*
Voici la liste des élèves de la seconde 9 du lycée Jules Ferry:

Barbier Noémie
Bocquet Stephane
Busson Damien
Caneva Nicolas
Ciais Jauffrey
Collato Vincent
Crespi Sarah
Dallier Kévin
Deruy Pauline
Espinosa Maxime
Fagioli Julia
Fernandez Audrey
Ferri Adrien
Fiumefreddo Elise
Gamba Clémentine
Gay Thomas
Gomes Jimmy
Honnorat Capucine
Leblanc Solveig
Lino Lucile
Matile Emmanuelle
Merguy Jeffrey
Mourice Hugues
Pattuca Audrey
Palluet Caroline
Restellini Laura
Sirotti Célia
Tucker Samuel
Wyatt Charlène
Ziegler Marine

Voila tous ses élèves vont participer à l'aventure du Goncourt des lycéens et lire un maximum de livre sur les 13 en lice. Ils vont tout faire pour être le plus juste dans leur choix pour le promu.


Sans oublier bien sûr l'équipe pédagogique, sans lequelle nous ne serions rien :
-Monsieur Thoinet ( proviseur du lycée Jules Ferry)
-Madame Zaneboni( professeur principale et professeur de lettres)
-Céline Garnier (Fnac de Cannes)
-Odile Léon ( documentaliste)
-Madame Rossi, Monsieur Huttin, Monsieur Gassin ( pour nous avoir accompagné à la montagne)
Ainsi que tous les professeurs qui tolèrent toutes nos absences quand nous sommes en déplacement pour cette aventure.
# Posté le vendredi 29 septembre 2006 13:18
Modifié le vendredi 13 octobre 2006 15:30

*présentation des livres*

*présentation des livres*
Le 5 septembre, les titres des livres en lice pour le prix Goncourt sont enfin dévoilés:

Premier livre :

Ouest de François Vallejo
Catégorie: policier
Date de publication : 25/08/2006
Editeur : Viviane Hamy
Prix du livre : 18.5 Euros


Résumé du livre:

Un soir, quelque part dans un château aux tréfonds des terres de l'Ouest, au milieu d'un XIXe siècle français en turbulence, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de L'Aubépine est mort, un fils le remplace. Lui, Lambert, le garde-chasse, aurait dû être un serviteur à l'âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s'entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d'obsession des corps et de maladie rentrée. Non, entre lui et le jeune de L'Aubépine, l'entente n'était pas pensable, c'était d'emblée sensible, l'affaire aurait dû en rester là. L'affaire n'en restera pas là. Elle va durer dix années, et s'achèvera en carnage.

Une critique:
Un vieux cliché : un garde-chasse, son fusil et son chien. Qui est cet homme ? Quel mystère derrière cette figure inquiète ? Flash-back : XIXe siècle dans l'Ouest, pays reculé, terre de marécages où brume et humidité troublent les esprits autant qu'elles étouffent les secrets. Le décor est idéal. A huis clos, la tragédie peut commencer. Le baron de L'Aubépine fait la révolution dans son salon, à coup de lettres au grand Hugo, à l'idole exilée. Il court la dentelle le long des corridors quand Lambert, son garde-chasse, court le gibier dans ses bois. Un chien parmi les chiens celui-là, soucieux de sa famille. Un homme simple qui s'efforce de ne pas penser, de fermer les yeux sur les excentricités de son maître. L'affrontement de ces hommes que tout oppose, c'est la folie contre le bon sens, la passion contre la raison.
François Vallejo touche avec une acuité déconcertante à la complexité des caractères, à la duplicité des âmes. Il y a l'histoire, bien sûr, sombre et retorse, il y a l'écriture, surtout, d'abord déconcertante puis envoûtante, vivante, angoissante. Véritable montée en puissance tragique, chaque nouveau chapitre est l'occasion de s'enfoncer un peu plus dans les bois denses, dans l'atmosphère moite de l'Ouest. La tension devient presque insupportable, suffocante à mesure que le rythme s'emballe. Le verbe est incisif, les phrases courtes. Le souffle se coupe, l'angoisse atteint des sommets. Et pourtant, impossible de s'interrompre, il faut savoir, percer les mystères, comprendre les drames qui se déroulent à l'abri des murs du château ou sous le couvert des arbres. Rares sont les romans aussi aboutis. De cette oeuvre magnifique, de ce chef-d'oeuvre, oserait-on dire, on ressort forcément ébranlé. Chapeau monsieur Vallejo.
Thomas Flamerion
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# Posté le samedi 30 septembre 2006 17:08
Modifié le vendredi 13 octobre 2006 15:30

*présentation des livres*

*présentation des livres*
Deuxième livre :

Marilyn, dernières séance de Michel Sneider
Catégorie:Biographie
Date de publication : 29/8/2006
Editeur : Grasset
Prix du livre : 20 Euros


Résumé du livre:
Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe d'Hollywood, Marilyn Monroe, et le psychanalyste freudien strict, Ralph Greenson. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à se lever, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l'avoir vue vivante et la première à l'avoir trouvée morte, on l'accusa d'avoir eu sa peau.

Une critique :

Marilyn, icône sexy, Marilyn, starlette des plateaux, Marilyn, symbole de l'Amérique... De toutes ces facettes, Michel Schneider n'en retient qu'une, la plus sombre, et la plus méconnue peut-être : Marilyn, la patiente accro à Freud et à la psychanalyse autant qu'aux barbituriques qui la tuaient lentement. Car Marilyn avait choisi sa mort et celui qui l'y accompagnerait : Ralph Greenson, son psy. Pendant 30 mois, les deux personnages ne se sont plus quittés, mêlant cinéma et divan, névroses et champagne, jusqu'à la fusion intellectuelle, passionnelle et destructrice.
La force de ce roman tient au travail de documentation fourni par Michel Schneider. A partir de documents et de faits réels, il a imaginé, inventé, rêvé ce qu'a pu être la déchéance de Marilyn. Difficile de déceler le vrai du faux mais cela importe peu. La précision du récit et la pléthore de détails plonge le lecteur dans l'abîme de la vie de Marilyn. Les subtils va-et-vient à travers les années et les lieux figurent le tourbillon qui perdit l'actrice, jusqu'au vertige : Los Angeles, 1960, Vienne, 1948, New York, 1955... Dans le désordre mais avec précision, la vie de Marilyn se dessine sous la plume acérée de Schneider. Sans complaisance ni excuse, il tranche à vif et ne craint pas de briser un mythe. Les échanges entre Marilyn et Ralph sont des moments passionnés et passionnants. Mais au-delà de ce tête-à-tête, c'est tout le Hollywood des années 1950 qui est dépeint. On croise en un seul roman les frères Kennedy, Anna Freud, Truman Capote, Clark Gable, Frank Sinatra, les vices et les coulisses de ce monde de l'illusion. A ce titre, jamais la psychanalyse et l'écran noir n'ont semblé aussi proches, et le roman de Schneider est à l'image de ses héros : démesuré, torturé et unique.
Ludivine Le Goff
# Posté le samedi 30 septembre 2006 17:14

*présentation des livres*

*présentation des livres*
Troisième livre :

Disparaître de Patrick et Olivier Poivre D'Arvor
Catégorie: Littérature Française XXIéme siècle
Date de publication : 21/8/2006
Editeur : Gallimard
Prix du livre : 19 Euros

Résumé du livre:
1953, Sud de l'Angleterre. Un homme va mourir, victime d'un grave accident de moto. Dans le coma qui le gagne, lui reviennent des souvenirs d'enfance, d'exils, de fugues. A-t-il cherché à disparaître ? La lumière qui l'enveloppa durant trois années de sa vie fut glorieuse mais trop aveuglante. Depuis, ce héros malgré lui n'a cessé de fuir. Poursuivi par la presse et les services secrets, rongé par le besoin de s'effacer, de se détruire, il n'a jamais vraiment su qui il était, ni même comment il se nommait. Seuls ces déserts d'Orient qu'il a tant aimés sauront l'apaiser. Du moins, l'espère-t-il. Son frère va l'y aider, de la plus incroyable façon. Deux femmes, qui rôdent autour de lui comme deux remords, seront là, elles aussi, jusqu'au dernier moment.

Quelques critiques :

Militaire, espion, nomade, poète, Lawrence d'Arabie est un personnage bien difficile à décrire. Insaisissable, particulier, tellement original pour son époque qu'il se sentit souvent en marge de son temps et de ses contemporains, au point de souhaiter un jour tout arrêter, en finir avec l'armée, la société, la solitude. Dans ce livre, Olivier et Patrick Poivre d'Arvor retracent les derniers jours de ce personnage hors du commun. Cloué sur un lit d'hôpital après que sa moto ait quitté la route et heurté un arbre, il restera pendant plusieurs jours entre la vie et la mort dans une semi conscience. Les auteurs invitent alors à se plonger dans les réflexions muettes, jugements tour à tour durs, lucides ou nostalgiques que Lawrence porte sur sa vie, sa situation, sa fin prochaine. Alternant, récit historique et introspection romancée, le livre rend hommage à un homme devenu un mythe. Les mots sont touchants, humains. Loin d'extraordinaires scènes de batailles, il s'agit surtout de découvrir un témoignage humain sur la singularité des destins et l'envie d'en finir avec la vie. Pourtant si le style se fait poétique et les mots souvent touchants, notamment sur le thème de la fraternité, l'histoire est très statique et décevra ceux qui espèrent trouver ici un soupçon d'aventure. Le ton se fait souvent trop pesant pour vraiment séduire mais l'occasion reste belle de découvrir avec d'autres yeux la destinée d'un étrange héros qui toute sa vie n'a cherché qu'à fuir gloire, presse et services secrets... jusqu'à se perdre lui-même.
Pauline Klaer


Si vous cherchez de l'aventure, passez votre chemin ! Ce livre évoquant les derniers jours de Lawrence d'Arabie est tout de même bien écrit et que l'histoire est somme toute plutot intéressante. Cela dit, jamais ne me serait venue l'idée de le lire si je n'y avais pas été obligé (merci le prix Goncourt lycéen), mais finalement je l'ai plutôt apprécié et je ne regrette absolument pas de l'avoir lu.
Anonyme
# Posté le samedi 30 septembre 2006 17:21